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Carnet d'un entraîneur
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Ce blog est à déstination des entraîneurs de tir à l'arc, mais aussi des archers. Vous y trouverez mes articles, mes trucs et astuces mais aussi une présentation des archers qui ont parcouru un bout de chemin avec moi. Bonne visite et bonne lecture à tous...
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Le 29 mars 2006 à 20:05:20
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Stress et performance sportive en tir à l’arc |
1- LES FACTEURS DE LA PERFORMANCE SPORTIVE EN TIR A L’ARC
1-1 La notion de performance
La performance ne recouvre pas la même réalité pour un pratiquant occasionnel qui s’adonne à la pratique sportive durant ses vacances et pour l’athlète de haut niveau qui tire tous les jours. Le premier est soucieux de faire mieux par rapport à lui même ; le second recherche la haute performance, le recorde et le meilleur classement possible. La performance implique une visée, un but difficile à atteindre par celui qui se le fixe, un résultat remarquable.
1-2 Les facteurs de la performance
Pour la réalisation ou la préparation d’une performance sportive, l’archer devra agir sur différents facteurs :
- des facteurs techniques (« ce que je fais techniquement pour tirer un bonne flèche »)
- des facteurs physiques (« les ressources physiques qui me permette de tirer du début à la fin de la compétition toujours avec la même qualité »)
- des facteurs mentaux (« les moyens qui me permette de mieux me concentrer, plus rapidement et en toute circonstance »)
On peut « organiser » ces facteurs selon le schéma suivant :
Comme le montre le schéma de la page précédente, chaque facteur est en interaction avec les autre.
Le tableau ci dessous nous permettra de mieux comprendre ces interactions :
Physiques Techniques Mentaux
Physiques L’archer possède les ressources physiques nécessaires à la réalisation optimum de sa technique de tir durant l’ensemble de la compétition L’archer possède les ressources physiques nécessaire pour pouvoir tirer avec la même qualité l’ensemble de sa compétition, il est
donc confiant par rapport à son potentiel physique du moment.
Techniques L’archer à besoins des ressources physiques lui permettant de réaliser, sur toute la durée de la compétition, le bon geste technique à chaque flèche qu’il devra tirer L’archer sait que sa technique de tir est au point et lui permettra, s’il la respecte, de tirer des bonnes flèches durant sa compétition
Mentaux L’archer doit pouvoir mobiliser, par le biais de la concentration et de la relaxation, tout son potentiel physique afin de réaliser une performance. L’archer doit trouver les ressources mentales lui permettant de se concentrer plus vite et mieux sur sa technique de tir afin de réaliser une bonne flèche.
Le schéma de la page précédente ainsi que le tableau ci-contre nous permettent de comprendre l’importance de chacun des facteurs. Chacun d’entre eux rentre en interaction avec les autres dans la réalisation de la performance.
Les facteurs physiques et techniques sont largement étudiés dans nos formations fédérales. Mais comme nous l’avons vu dans l’introduction de ce mémoire, les facteurs mentaux ne sont que très rarement abordé, alors qu’ils entre en interaction directe sur la performance en tir à l’arc.
2- DEFINITIONS ET CARACTERISTIQUES
PRINCIPALES DU STRESS
2-1 Définitions du stress
Étymologiquement, le mot "stress" provient du latin "stringere" : mettre en tension
« Réaction de l'organisme à un agent d'agression ou à un traumatisme quelconque. En fait, "stress" tend, progressivement, à devenir synonyme d'émotion, le sens de ce dernier s'étant très affaibli. Il est employé aussi, dans un sens plus spécifique, pour désigner les tensions engendrées par des conflits internes non résolus ou des situations insolubles et provoquant des états d'anxiété, voire des états névrotiques. »
Encyclopædia Universalis
« Agent ou processus physique, chimique ou émotionnel qui s’exerce sur l’organisme et provoque une agression ou une tension pouvant devenir pathologique. »
Encyclopédie Encarta
« Réponse de l'organisme aux facteurs d'agression physiologiques et psychologiques ainsi qu'aux émotions (agréables ou désagréables) qui nécessitent une adaptation (élément de la théorie du syndrome d'adaptation). »
Dictionnaire Larousse
« Agression contre un organisme vivant ; par extension : réactions biologiques et psychologiques d'un organisme face à une situation nouvelle de quelque origine qu'elle soit, dangereuse ou agréable. »
Dictionnaire de médecine Flammarion
Le stress est donc une conséquence d’une action ou d’une situation qui fait peser sur une personne des contraints spéciales, physiques, psychologiques ou les deux à la fois. Les facteurs de stress, émanant de l’environnement, engendrent une tension et créent un « terrain favorable » au stress quand une personne à l’impression qu’ils exercent sur elle une pression excessive compte tenu de sa capacité de réaction. Il s’agit en fait d’une réponse de l’organisme à un agent agresseur.
2-2 Les types de stress
On distingue 4 grand types de stress :
- l’overstress ou l’hyperstress (où les demandes dépassent physiquement ou psychologiquement ce qu’on peut absorber)
- l’hypostress ou manque de stimulation
- l’eustress (que l’on nomme plus simplement « le bon stress »)
- la détresse (également nommées « le mauvais stress »)
2-3 Les phases d’adaptation en situation stressante (modèle de Hans Seyle)
D’une manière générale, on distingue 3 phases d’adaptation en situation stressante :
- la première phase est une réaction d’alarme du corps et correspond au niveau optimal de résistance. L'organisme subit la sollicitation, laquelle déclenche une mise en alerte générale caractérisée par des modifications des paramètres biologiques et une augmentation de la vigilance.
- La deuxième phase correspond à une situation de résistance. L'organisme s'adapte à l'agent perturbateur en mobilisant les ressources énergétiques nécessaires pour maîtriser harmonieusement la nouvelle situation.
- La troisième phase représente l’épuisement : cet état résulte d’une longue exposition continue à un agent stressant et apparaît lorsque l’adaptation s’épuise. En cas d'échec dans la phase d'adaptation, la phase d'alarme se reproduit ; les conséquences de l'agression s'amplifient, dramatisent la situation jusqu'à la pathologie psychique ou somatique pouvant même aboutir à la mort.
2-4 Les manifestations de stress chez le sportif (d’après Rivolier, 1989)
Lorsque le sportif se sent débordé par une situation et qu’il n’a pas suffisamment structuré de stratégies de compétition (ce que je dois faire le jour « J » pour être performant du début à la fin de la compétition), on peut observé des manifestations de stress « au niveau de son bien-être, de sa santé et de sa performance ».
(Christine Le SCANFF 2003)
Ces manifestation se situe au niveau de plusieurs plan :
- Plan cognitif : ce sont surtout les capacités d’attention et de traitement de l’information qui sont concernées. Les capacités de vigilance, d’organisation spatiale sont également influencées par l’anxiété et le stress (Larue, 1955)
- Plan comportemental : le stress entraîne des troubles de la coordination motrice (pour l’archer, on parlera de trouble de la coordination visuo-motrice), une désynchronisation temporelle, des inadéquations de la réponse telles l’impulsivité ou l’apathie. L’instabilité soudaine des performances peut-être un signal d’alarme.
- Plan affectif : des troubles de l’humeur peuvent se produire, le sujet est exalté, expansif, dormant peu, euphorique ou au contraire il se manifeste des symptômes dépressifs avec tristesse, baisse de l’humeur, dégoût. Ces symptômes peuvent apparaître brutalement. Les difficultés sont d’autant plus grandes que les effets du stress produisent des perturbations sur le plan relationnel. On peut voir ainsi apparaître des comportements d’agressivités, d’opposition, un refus des directives de l’entraîneur ou des partenaires pouvant s’accompagner de passivité ou d’un comportement social de fuite.
- Plan physique : les manifestations sont parfois très visibles comme des troubles fonctionnels, respiratoires, cardiaques, manifestation d’angoisse. Le stress peut conduire jusqu’à l’accident corporels : tendinites, entorses, élongations, contracture et même claquage musculaire. Ces accidents interviennent souvent au cours de l’entraînement et son rarement attribués au stress mais plutôt au surentraînement juste avant une compétition importante. On peut aussi observer des troubles digestifs, urinaires et parfois des vertiges.
2-5 Analyse de la source de stress chez le sportif
Le stress est lié à la représentation que se fait l’athlète du futur immédiat (pendant la compétition) ou plus lointain (compétition futur). Le stress est donc lié à l’incertitude du futur. Cette représentation dépend de plusieurs facteurs qui sont dépendants les uns des autres :
- La perception de l’incertitude du résultat
- Si les chances de réussite ou d’échec sont très élevées, le stress est plus ou moins important
- La perception de l’importance de l’enjeu, du résultat et de ses conséquences positives ou négatives :
la signification du résultat pour l’athlète
la perception subjective ou objective des conséquences
l’attente de l’entraîneur
l’attente des parents
- L’estime de soi
- L’estimation de ses propre ressources
- La confiance en soi : est ce que j’en suis capable ?
- Expérience de situation déjà vécues avec une bonne ou une mauvaise adaptation
La « Théorie de l’anxiété compétitive » de Martens, Burton et Vealey (1990) nous résume de façon clair et simple la genèse de l’état d’anxiété chz les athlètes :
2-6 Relation entre stress et performance
Comme nous pouvons assez facilement le comprendre, la gestion du stress conditionne en grande partie la performance chez les athlètes.
La compétition engendre un stress que l’on appel stress compétitif. L’athlète met en cause sa propre estime, il va se situer dans une certaine hiérarchie sociale. Mais le stress est bien entendu variable selon l’importance de la compétition et selon la personnalité du sujet. Bon nombre de sportif indique que l’impact du stress peut-être positif ou négatif. Certain grand champion recherche même cet état de stress afin de pouvoir se surpasser.. Cependant, de temps à autre, ils éprouvaient un stress trop élevé et la performance se détériorait.
2-7 Le stress pré-compétitif et compétitif
L’intensité du stress est fonction de l’interaction entre la personnalité de l’athlète et la situation dans laquelle il se trouve. « Lorsque le sportif affronte une situation de compétition, il mobilise ses ressources pour faire face aux difficultés réelles ou supposées » (FAMOSE 1993).
Le stress va dépendre du rapport entre demande et ressources. Si les deux parties sont relativement équilibrées, le stress est minimal. La situation devient stressante lorsqu’un déséquilibre important est perçu en défaveur des ressources. La demande peut-être externe (affronter un adversaire réellement supérieur) ou bien interne (se fixer à soi même un objectif trop élevé).
3- LES DIFFERENTES STRATEGIES POUR GERER SON STRESS
OU DEVELOPPER SON ETAT OPTIMAL DE PERFORMANCE
Après avoir définit dans le détail la notion de stress, il apparaît important d’étudier à présent les différents « outils » étant à la disposition des archers, mais aussi des entraîneurs. Ceux-ci on pour objectif de réguler le niveau de stress et d’optimiser le niveau de performance.
Dans cette partie, nous ne proposerons pas de « recettes miracles » mais plutôt une démarche répondant à la demande sans cesse croissante des entraîneurs et des athlètes : « comment peux-t-on faire pour mieux se concentrer et moins stresser en compétition ? »
3-1 Organisation des stratégies de l’archer
Le schéma de la page précédente nous permet d’avoir une approche des différentes stratégies misent en place et organisées par l’archer dans le but d’être compétitif. En effet, l’archer devra travailler durant ses phases d’entraînements, ou de repos, sur des stratégies mentales (routines de performance) telle que l’imagerie, le dialogue interne ou la relaxation.
Ces stratégies mentales permettent à l’archer, lors des compétitions, de gérer le stress relatif à l’évènement et par conséquence de réaliser correctement sa stratégie de tir et sa stratégie de compétition.
3-1-1- La stratégie de tir
On appel stratégie de tir l’ensemble des procédés que l’archer doit mettre en œuvre pour tirer une flèche performante.
Ces procédés peuvent être d’ordre technique (placement des épaules, continuité de traction, libération rapide,….), d’ordre kinesthésique ( ressenti de l’effort de traction au niveau des omoplates, ressenti de l’augmentation de la pression de la corde sur les doigts, …), ou bien d’ordre mentales par le biais de l’imagerie (image d’un tunnel, ….).
Cette stratégie est propre à chaque individu. Elle se construit et s’affine au cour du temps.
3-1-2 La stratégie de compétition
Cette notion englobe l’ensemble des actions que l’archer effectuera en compétition afin d’être le plus compétitif possible.
Pour ce faire, l’archer va acquérir des capacités liées à la compétition :
- être le plus précis et le plus régulier possible
- obtenir un haut pourcentage de bonne flèches au moment désiré de la compétition
Pour réaliser ces capacités, l’archer gère des situations compétitives :
- gestion de l’échauffement
- gestion des duels
- gestion des situation de tirs individuels
Le tableau suivant résume de façon clair ce qu’est la stratégie de compétition :
Finalité ETRE COMPETITIF :
Etre toujours performant et
Motivé le jour J
Capacité liées à
la compétition 1- Obtenir un haut pourcentage de bonnes flèches au moment désiré de la compétition :
• Mettre en place les moyens au cours de l’échauffement pour mettre en place sa stratégie de tir afin d’être performant dès les premières flèches de la compétition
• Maintenir sa stratégie de tir de la fin de l’échauffement jusqu’à la fin de la compétition
• Lors des situations difficile, retrouver le plus rapidement possible sa stratégie de tir
2- Etre le plus précis possible en cible (concordance entre qualité de tir et impact en cible)
Stratégie de compétition 1- Principes
Utiliser les situations compétitives pour progresser
2- Aménager la situation de tir :
• gestion de l’échauffement
• gestion des situations compétitives
• gestion des matchs
3-2 Les routines de performances
Les routines de performances sont définies par Crews et Boutcher (1986) comme « un ensemble ou schéma de pensées, d’actions ou d’images que l’on reproduit systématiquement avant d’exécuter une performance ».
Pour maintenir la concentration et donc, pour maintenir un haut niveau de performance malgré les arrêts entre deux séries, les distractions extérieures ou les pensées parasites, la mise en place de routines de performances semble être une stratégie mentale particulièrement efficace. Cette stratégie se retrouve notamment dans des sport comme le plongeon ou le golf.
Dans une discipline comme le tir à l’arc, le stress peut « dégrader » la performance. Les routines peuvent donc aider à maintenir la concentration. L’idée directrice est que les secondes qui précédent l’exécution du geste technique sont critiques pour le succès de la performance. (Gould et coll.,1980). Que les athlètes aient un bon contrôle mental le jour qui précède la compétition ou une heure avant peut en effet n’avoir aucune relation avec le contrôle dont ils vont faire preuve au moment de la performance.
Ces routines peuvent être également utilisées à différents moments au cours de l’épreuve (pendant une inter-série, entre les qualification est les phases finales, entre deux duels, entre deux volée,…).
Les routines en tir à l’arc peuvent prendre la forme de mini scenari très court (de 2 à 10’’), toujours identiques dans une situation donnée (il pourra y avoir des scenari spécifique avant le tir de la première volée d’une distance ou spécifique dans le cas d’événements soudain et stressants.).
Ces routines peuvent être une technique ou la combinaison de plusieurs techniques (l’autosuggestion, l’imagerie, la relaxation, le contrôle respiratoire, le dialogue interne). Ces technique sont des sortes de rites établies par l’athlètes avec l’aide de l’entraîneur, elle dépendent des caractéristiques individuelles de chaque athlète, de ses besoins aux différents moment de la compétition, de son niveau de pratique et des caractéristique de la discipline et de la compétition. Elles sont donc très spécifiques à chacun.
Pour créer ses routines, l’archer devra connaître ses besoins, mais aussi les différentes techniques afin de choisir celle(s) qui lui conviennent et être capable de les utiliser. Une fois les routines établies, elles seront intériorisées et automatisées par l’archer.
L’efficacité des routines de performances est aujourd’hui reconnu. Une étude de Lobmeyer et Wasserman (1986) montre que la performance dans les lancers francs au basket-ball était amélioré de 7% quand les joueurs exécutaient leurs routines de performance. Leur efficacité à été prouvé lors d’étude sur d’autre sport tel que le tennis et le parachutisme.
Ces techniques favoriseraient l’amélioration de la concentration, l’échauffement psychologique et physiologique (la chute du niveau d’activation pendant une pause est une cause de la chute du niveau de performance).
3-2-1 Le dialogue interne
Beaucoup d’athlètes se parlent à eux-mêmes pendant l’entraînement ou les compétitions, particulièrement dans les sports individuels. C’est ce que l’on appel le dialogue interne. Bunker et coll.(1993) proposent d’utiliser cette technique pour améliorer le contrôle attentionnel : l’emploi de mots-clefs spécifiques permettrait au sportif de maintenir son esprit focalisé de façon appropriée.
Exemples de dialogues internes favorables à la performance
Rushall (1989) suggère 3 types de discours interne particulièrement bénéfiques pour le sportif :
- le discours pertinent pour la tâche, dans lequel l’athlète utilise des mots-clefs liés à une bonne exécution technique du geste (exemple : « vers l’arrières, tout en continuité »)
- le discours interne intégrant des mots-clefs liés à l’humeur et qui évoquent l’image de certains mouvements indispensables à l’exécution de l’habileté (exemple : « fluide, relâché ! »)
- le discours interne comprenant des mots-clefs encourageant l’athlète (exemple : allez ! Vas-y ! »)
3-2-2 L’imagerie mentale
Cette technique permet dans un premier temps d’améliorer les habiletés. Un certain nombre de travaux ont montré son efficacité. Richard Schmidt (1992) présente les résultats d’une recherche à l’issus de laquelle les sujets n’ayant réalisé qu’une préparation mentale ont des résultats identiques à ceux qui ont effectué une pratique physique de l’exercice. Le schéma ci-dessous présente l’évolution de la performance des trois groupes composants l’expérience (ceux qui n’ont subi aucun entraînement, ceux qui n’ont fait que de la préparation mentale, ceux qui ont régulièrement effectué l’exercice
L’imagerie mentale peut également servir à moduler la vigilance. Grâce à la visualisation de la compétition, l’archer peut arriver à contrôler son degré d’activation au moment crucial. L’athlète se prépare et possède ainsi une certaine maîtrise du stress compétitif. Il peut aussi utiliser l’image mentale pour élever son activation. L’archer doit être capable d’obtenir une image précise. Créer et contrôler une image précise est une technique qui s’apprend comme on apprend à tirer à l’arc.
Voyons maintenant quelques exercices simple à mettre en place. Ceux-ci furent développés par Lydie DEPIESSE (1999), cadre technique à la Fédération Française de tir à l’arc.
Exercice 1 : ENTRAINEMENT DE BASE A L’IMAGERIE MENTALE
L’objectif
Etre capable de créer un image simple (d’une forme, d’un objet ou d’une couleur) et de la faire évoluer pour pouvoir l’utiliser.
A quoi cela sert-il ?
Apprentissage d’une technique qui permet de se représenter et contrôler mentalement une action technique, une image de calme ou une image d’activation
Consignes
- Avant de se concentrer, installez-vous confortablement (assis ou allongé) les yeux fermés
- Cet exercice demande au début une forte concentration, vous ne devez pas vous laisser distraire par des bruits ou événements extérieurs
- Nous vous proposons des images simples, vous devrez vous concentrer 15 secondes sur chaque image avant de passer à la suivante. Certaines images seront à faire évoluer en les contrôlant. Sur le même principe, vous pouvez utiliser à chaque séance d’autres formes ou objets :
• un rond bleu
• un rond rouge
• une boule rouge
• un carré blanc
• un carré jaune vif
• un cube jaune vif
- Faites évoluer le cube jaune vif vers le jaune pale, vous voyez le cube sous toutes ses faces etc.…
- Sur ce principe vous pouvez choisir d’autres formes et d’autres couleurs, l’important étant de créer l’image et d’être capable de rester concentré dessus le temps que vous souhaitez.
- Progressivement, vous pourrez maîtriser cet exercice dans n’importe quel lieu.
Exercice 2 : ENTRAINEMENT A L’IMAGERIE D’ACTIVATION
L’objectif
Etre capable de créer une image mentale représentant une scène appartement à l’imaginaire ou au passé (souvenir de victoire) et fixer cette image par conditionnement en associant un geste à l’image (différent de celui de l’image de calme). On peut associer à cette image une respiration rapide avec une expiration forte.
A quoi cela sert-il ?
Cette image mentale d’affirmation de soi pourra être utiliser pour augmenter le niveau d’activation avant ou pendant une compétition. Le travail sur la respiration renforce l’efficacité de l’image et permet d’activer le corps et de le préparer à l’effort.
Comment bien réaliser cet exercice ?
Il faut trouver une image qui inspire la passion, l’exaltation, la victoire, la réussite, la confiance en vous et en vos capacités. (exemple : l’archer se trouvant sur le podium Olympique). Il faut se fixer sur cette image comme si on regardait une scène de théâtre. L’archer peut y associé une respiration rapide et forte et des contractions musculaires rapides et puissantes. Il faut répéter cet exercice afin qu’il devienne utilisable et disponible quand l’archer en à besoin.
Consignes
- Trouvez une image ou une scène, soit dans vos souvenir, soit dans votre imagination
- La scène doit avoir une unité de lieu, de temps et d’action
- Cette image ou scène doit dégager une sensation de passion, d’exaltation, de victoire, de réussite et de confiance en vos capacités
- Avant de vous concentrer, installer vous confortablement les yeux fermés
- Vous ne devez pas vous laisser distraire par les bruits extérieurs
Vous restez concentré sur cette image durant 2 à 3 minutes en greffant un geste qui permettra de « rappeler cette image à n’importe quel moment ». Dès la 2ème ou 3ème fois, associez y une respiration forte et rapide avec une expiration forte qui permet la monter du niveau d’énergie en vous. Par la suite, vous pouvez vous entraîner sur cette image en la « rappelant » par le geste et en gardant les yeux ouverts. Après avoir réaliser cette exercice, votre rythme cardiaque doit légèrement augmenter.
Exercice 3 : ENTRAINEMENT A L’IMAGERIE DE CALME
L’objectif
Etre capable de créer une image mentale représentant une scène appartenant à l’imaginaire ou au passé et fixer cette image par conditionnement en associant un geste simple à l’image.
On peut associer à cette image une respiration calme, régulière, profonde avec une expiration longue par le nez.
A quoi cela sert-il ?
Cette image mentale positive pourra être utilisée pour diminuer le niveau d’activation avant ou pendant une compétition. Le travail sur la respiration renforce l’efficacité de l’image et permet de se détendre plus facilement.
Comment bien réaliser l’exercice ?
Il faut trouver une image qui inspire la détente, le bien-être, le calme, la confiance en soi (exemple : une promenade paisible sur un chemin ombragé). Se fixer sur cette image comme on regarderait une scène de théâtre et en même temps faire un geste ou un signe (exemple : je ferme ma main ou je détend mes doigts). Il faut répéter très souvent cet exercice afin qu’il devienne utilisable et disponible quand l’archer en a besoin. Tout en se concentrant sur cette image, l’archer respire lentement, calmement et profondément, en expirant doucement par le nez.
Consignes
- trouvez une image, ou scène soit dans vos souvenirs soit dans votre imagination. Vous pouvez être dans cette scène .
- la scène doit avoir une unité de temps, de lieu et d’action
- cette scène doit être synonyme de calme, de bien-être, de confiance et de détente
- avant de vous concentrez, installez-vous confortablement (assis ou allongé)
- vous ne devez pas vous laisser distraire par les bruits extérieurs
Vous restez concentré sur cette image pendant 2 à 3 minutes en greffant un geste. Par la suite, vous pouvez vous entraîner sur cette image en la « rappelant » par le geste et en gardant les yeux ouverts. Après avoir réaliser cette exercice, votre rythme cardiaque doit légèrement diminuer.
Exercice 4 : ENTRAINEMENT A L’IMAGE D’UN GESTE TECHNIQUE
L’objectif
Etre capable de se voir de l’extérieur comme avec une vidéo ou de se ressentir tirer. Il peut s’agir du tir de la flèche parfaite qui atteint le centre de la cible ou pour renforcer un travail technique particulier l’image de la partie du geste (exemple : une bonne libération de flèche).
A quoi cela sert-il ?
L’image de la flèche parfaite peut être intégrée dans les routines de performance de l’archer et être visualisée juste avant le tir réel en compétition. Cela augmentera la confiance de l’archer et ses capacités de réussite. De plus, une visualisation quotidienne de la flèche parfaite peut aider l’archer qui ne peut pas s’entraîner durant une période donnée (exemple : en cas de blessures).
L’image d’un élément technique permet de renforcer le travail d’automatisation fait à l’entraînement.
Comment bien réaliser l’exercice ?
La flèche parfaite : l’image qu’elle soit externe ou interne doit intégrer la stratégie de tir de l’archer. Elle se prolongera soit par la vision du viseur en cible jusqu’à la fin de geste (image interne) soit par le vol de la flèche jusqu’au centre de la cible (image externe). Pour être utilisable en compétition cette image devra toujours être exactement la même et être intégrée et automatisée.
L’élément technique sera vue en interne ou en externe. Ce sera celui que l’archer travaillera à l’entraînement.
Consignes
La flèche parfaite : à travailler dans un premier temps à l’entraînement sur un tir compté juste avant de tirer chaque flèche. En dehors de l’entraînement, vous vous concentrerez le plus souvent possible sur cette image.
En compétition, cette image pourra être associée à une respiration calme et profonde si vous souhaitez baisser votre niveau d’activation ou au contraire avec une respiration courte et rapide pour augmenter le niveau d’activation.
L’image technique sera utilisée uniquement à l’entraînement. Vous visualisez l’élément technique et vous tirez immédiatement après.
3-2-3 La fixation de but
La fixation de but est « une représentation mentale d’un niveau de performance à accomplir ». Famose 1993
Dans le cas d’enjeu importants et d’incertitude élevée, l’anxiété est maximale. La fixation de but donne à l’entraîneur et à l’athlète un moyen d’améliorer la confiance en soi et de diminuer l’anxiété.
La fixation de buts s’appuie sur certains principes :
- les buts doivent être adaptés au niveau de l’athlètes, à sa motivation et à sa personnalité ;
- les but doivent être mesurable : un score ou un classement ;
- les buts doivent être précis, contrôlables, difficiles mais réalisables ;
- les buts à long terme doivent être associés à des buts à court terme organisés dans le temps ;
- l’archer et l’entraîneur doivent pouvoir évaluer l’écart entre la performance actuelle et le but à atteindre ;
- les buts doivent être accepter et compris par l’athlètes pour qu’il puisse s’y engager et s’y investir totalement ;
- mettre par écrit les buts, les sous buts et la planification de l’entraînement permet à l’archer de se représenter plus facilement « son parcours futur ».
La fixation de buts permet :
- de se centrer sur les éléments les plus importants ;
- de favoriser la motivation et l’investissement sur l’entraînement et la compétition.
3-2-4 Le contrôle respiratoire
Le contrôle respiratoire est utilisé dans de nombreuses technique orientales. Il influe sur le rythme cardiaque.
Un ralentissement de la respiration et la réduction de son amplitude associés à une mini relaxation favorisent la baisse du niveau d’activation.
L’hyperventialtion associé à des mouvements musculaires rapides (exemple : alternance contraction/décontraction des jambes ou des avants bras et mains) augmente le niveau d’activation
3-2-5 Les techniques de relaxation
On distingue en général les méthodes globales et le méthode dite « analytiques ». Les premières, dont la principale est le training autogène de Schultz, recherche une décontraction générale dès le début du travail. Elle repose sur des fondement psychologiques.
Les secondes, dont la plus connue est la relaxation de Jacobson, font d’abord appel à des relâchements de quelques muscles pour progressivement étendre la relaxation à tout le corps.
Selon Schultz, lors du training autogène, le sujet recherche par autosuggestion le relâchement le plus complet. Chez les sportifs, cette méthode en diminuant le stress de la compétition va améliorer son adaptation à la situation. Elle permet aussi une meilleure récupération.
La méthode de Jacobson se fonde sur des données physiologiques. Le relâchement musculaire engendre une transformation du psychisme. L’émotion cesse si les muscles sont totalement relâchés. C’est donc sur l’état musculaire qui porte l’effort d’attention.
La relaxation neuromusculaire, théorisée par ce médecin américain repose sur le principe de l'influence du contrôle somatique sur la réponse psychique, le relâchement musculaire aboutissant à la détente mentale.
En 1928, Jacobson constate que les émotions, mais aussi les activités mentales les plus neutres, s'accompagnent de modifications des tracés myographiques, révélant la présence d'une impulsion électrique vers les muscles, souvent trop faible pour mettre en œuvre le mouvement, mais suffisante pour activer le schéma nerveux. Il expérimente que, au contraire, le profond relâchement musculaire est incompatible avec l'activation émotionnelle. Si bien que l'apprentissage de la relaxation musculaire peut être utilisé pour réduire ou prévenir l'activation émotionnelle suscitée par un événement tel qu'une compétition sportive par exemple.
L'entraînement mental découle directement des conclusions de Jacobson sur la similitude, au niveau nerveux, entre mouvement pensé et mouvement effectué. Le schéma nerveux est activé de la même manière, que le geste soit effectué ou simplement pensé. Dès lors, pourquoi ne pas utiliser la visualisation d'un geste technique, qui permet au passage de le décomposer, plutôt que de l'effectuer trop vite ou trop souvent sans prendre le temps de l'effectuer directement correctement.
La sophrologie s'appuie directement sur les conclusions de Jacobson lorsqu'elle propose d'imaginer le développement d'un geste technique.
Il en est de même, dans une autre mesure, pour les méthodes de Martenot et Feldenkrais, lorsqu'elle préconisent d'imaginer les sensations du mouvement avant de l'effectuer, développant ainsi le sens kinesthésique et du même coup, la coordination et la précision du geste, l'équilibre et la verticalité du corps.
Lanning a montré l'efficacité de la relaxation progressive de Jacobson pour réduire l'anxiété compétitive et améliorer les performances. L'auteur souligne que l'efficacité de cette technique dépend de sa proximité par rapport à la compétition. Mais son apprentissage doit être commencé avant la période de mise sous pression.
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| Rédigé Le 02 juin 2006 à 11:23:22 |
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Les qualités des Champions |
Les qualités du Champion
Quelles sont les qualités nécessaires pour devenir un Champion dans notre discipline ? Voici une question que chacun d’entre nous (athlète et coach) avons-nous du nous poser bon nombre de fois. Est il suffisant de tenter de faire un simple copier coller des méthodes adoptées par les meilleurs archers du moment ? Le coach ne doit-il pas mettre en avant voir développer d’autres éléments primordiaux pour faire de ses élèves des archers de haut niveau ?
Chaque entraîneur cherche à sublimer son athlète, à l’amener au plus haut. Mais l’apprentissage seul de la meilleur position ou de la meilleure technique suffise t il à l’entraîneur et à l’athlète pour monter au plus haut niveau ?
Je vous propose, à travers ces quelques lignes, les qualités qu’en tant qu’entraîneur, j’essaye au jour le jour de développer chez les athlètes dont je m’occupe.
1) L’attitude
« La notion d’attitude fait référence avant tout au corps, à la posture, mais aussi intéresse aussi le domaine des actions ». (SORDELLO 2004)
L’entraîneur, fort de sa mission de formation sportive et humaine, doit amener l’athlète à donner le meilleur de lui-même, à être toujours meilleur, à se battre, à gagner, tout en respectant l’intégrité moral et physique de son adversaire.
L’entraîneur doit éduquer l’athlète à une attitude, c'est-à-dire à toute les « vertus morales » telles que le respect, l’éthique, la persévérance, le courage, la volonté, l’abnégation. C’est sur cette base que l’entraîneur pourra construire son travail avec l’athlète.
Reste que l’attitude ne suffit pas. En effet, l’éthique du sport est quelque peu bafouée avec l’émergence de l’argent, du dopage, des intérêt économique, de l’intolérance…Notre sport reste heureusement bien loin de toutes ces affaires a scandale qui éclaboussent le monde du sport. Mais c’est bien parce que notre discipline reste un sport (je veux bien prendre 5 minutes pour expliquer mes arguments à toute personne en désaccord avec ce point…) qu’il doit être préservé de toute ces polémiques, ces affaire de tricherie, de dopage. Je pense justement que le rôle d’un entraîneur de tir à l’arc est avant tout de mettre en avant les valeurs morales de notre discipline : fraternité, tolérance, solidarité, travail, amitié, courage, honneur….Des mots simples…..Des actions simple aussi ! Souvenez vous de Stéphane Edberg sur les épales de Noah lors de la finale de Coupe Davis.
Pour moi, l’attitude c’est donc :
- L’Engagement :
S’engager, c’est de mettre en œuvre tout les moyens dont on dispose pour gagner. Le sport est juste dans le sens où il donne à hauteur de ce qu’on lui offre. S’engager, c’est donc travailler, jour après jour et tout donner à sa quête.
- La rigueur :
La rigueur est indispensable à la moindre ambition. Que l’on souhaite devenir champion départemental ou bien champion Olympique, celui qui n’est pas rigoureux s’expose à de sérieuse déconvenues. Le tireur qui n’est pas exigent envers lui-même, envers son matériel ne deviendra jamais un grand athlète.
La concentration, l’application, la discipline, l’hygiène de vie (alimentation, sommeil, repos), la travail, sont nécessaires pour devenir un champion.
« Je suis un esclave, oui, mais c’est mon choix. Croyez-vous que ce soit marrant de me surveiller tout le temps ? Je préférerais moi aussi manger des hamburgers, boire du vin et m’amuser. Mais mon désir d’être le meilleur au monde est plus fort que tout le reste. Rigolez avec les copains en buvant une bière c’est très sympa. Mais vous savez quoi ? Gagner le Tour de France, c’est cent fois, un million de fois plus grand ». L.A
- Le courage :
Que ce soit à l’entraînement ou en compétition, l’entraîneur doit demander à ses tireurs de la combativité, du cœur, de la force de caractère. Un volonté farouche de s’engager à 100% dans l’action, une détermination à fonctionner, quoi qu’il arrive, quels que soit les obstacles, quels que soit la situation, continuer jusqu'à la fin.
- L’intelligence :
S’entraîner avec intelligence, c’est se mettre dans les circonstances pour bien travailler et tout donner. Le célèbre entraîneur John Smith demandait à ses athlètes de venir à l’entraînement avec l’esprit libre de tout donner à 100%. Aucune contrariété ne doit venir gêner l’entraînement de vos archers. Les problèmes, quels qu’ils soient, doivent être travailler en amont ou bien traités plus tard.
S’entraîner avec intelligence, c’est aussi utiliser les outils de l’entraînements que sont la programmation et la planification.
- La philosophie de vie :
L’entraîneur doit être capable d’aider le tireur afin de surmonter la frustration, les regrets et le découragement lié à la défaite ainsi que le relâchement et le triomphalisme lié à la victoire.
L’attitude permet à l’archer de s’améliorer en tant qu’Homme en mettant le sport au service de sa vie et non le contraire.
- Le plaisir :
L’entraîneur doit tout faire pour que l’entraînement, souvent présenté comme difficile, dur, stressant, soit un plaisir et non une corvée. Le coach doit rappeler au tireur les raison de son investissement : le bonheur de progresser, grandir, acquérir des compétences, se prouver des choses, se lancer des défis, réaliser ses objectifs sportifs…
Les autres éléments clefs….
2) L’ambition….
« L’ambition seul ne mène nulle part si elle n’et pas accompagnée d’un travail acharné… »
On ne devient pas tireur de haut niveau sans ambition. En effet, on se rend compte assez souvent que la réussite sportive est proportionnelle à l’ambition du sportif. L’ambition d’un tireur répond à un processus bien particulier : « l’ambition naît d’un rêve et se formalise en projet »
3) L’humilité…
« On a gagner 3-0 et alors ? Ca montre que nous pouvons être performant face au plus grands mais ce n’est que la vérité du moment. » Thierry Henry
La victoire, souvent perçue comme un aboutissement, doit être présentée comme une étape, une indication vers la perfection.
Le rôle de l’entraîneur est de rappeler à chaque moment que la frontière entre la victoire et la défaite, la première et la quinzième place est infime. C’est à l’entraîneur de gérer et maîtriser l’euphorie de la victoire, les excès de triomphalisme, en apportant lucidité et objectivité.
Un adage veut que le bien soit l’ennemi de l’excellence, un adage qui se vérifie au monde sportif et que l’Equipe de France de foot à vérifié à ses dépens. Forts de leur doublé Coupe du Monde 1998, Championnat d’Europe 2000, ils se sont présentés au Japon avec un manque d’humilité, entraînant leur propre chute.
Se poser les bonnes questions après une victoire est tout aussi important que le faire après une défaite :
- En quoi avons-nous été bon ?
- En quoi avons nous été mauvais ?
- Que pouvons nous faire pour améliorer nos résultats ?
L’humilité est ainsi d’une grande utilité au sportif car elle pousse à la remise en question. Elle est source de progrès et permet de rester digne et positif quel que soit le résultat.
Voici quelques phrases qui font appel à la réflexion sur cette grande qualité, des phrases qui mont été mainte fois répété durant ma carrière de tireur :
« Plus on est placé haut, plus on se doit de rester humble »
« Quand on te loue, n’oublie pas de te juger toi-même »
« Ce n’est que le début, ce n’est rien. Restons silencieux, faisons le moins de bruit possible et continuons à travailler. »
Bibliographie
- L’athlète intérieur (Dan Millman)
- Secret etc… Yannick Noah)
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| Rédigé Le 16 mai 2006 à 17:25:00 |
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